Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté

Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté

« Etre pauvre, ça n’est pas une situation, c’est un combat de chaque instant pour tenter de survivre » « je souhaite que sur tout le territoire, les enfants pauvres puissent bénéficier des mêmes atouts, et que nous puissions davantage accompagner les communes dans ce juste combat », extraits du discours du Président de la République (en date du 13 septembre2018) présentant la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté.

Notre stratégie repose sur trois éléments : la prévention, l’universalité et la dignité.
Tout d’abord la phase de prévention doit passer par deux socles importants : l’éducation et la formation. En effet, il y a lieu de faire certains constats. Premièrement, l’augmentation des dépenses sociales n’a pas suffi à faire reculer la pauvreté dans notre pays. Deuxièmement, la France est un pays marqué par la reproduction de la pauvreté avec une forte vulnérabilité des plus jeunes. Troisièmement, le système mis en place actuellement est complexe, inéquitable et insuffisamment lisible. Enfin 20,7% de jeunes sont au chômage.

Ainsi, avec l’implication des acteurs et des personnes concernés (associations, travailleurs sociaux, ect…) cinq engagements ont été pris pour lutter contre la pauvreté :

– Engagement n°1 : l’égalité des chances dès le premier pas ;
– Engagement n°2 : Garantir les droits fondamentaux des enfants au quotidien ;
– Engagement n°3 : Un parcours de formation garanti pour tous les jeunes ;
– Engagement n°4 : Vers des droits sociaux plus accessibles, plus équitables et plus incitatifs à l’activité ;
– Engagement n°5 : Investir pour l’accompagnement de tous vers l’emploi.

En outre, les actions concrètes pour tenir ces engagements seront de rendre universel l’accès aux crèches, aux assistantes maternelles et à l’instruction dès 3 ans ; D’adapter l’hébergement et le logement pour accueillir dignement les familles avec enfants, garantir un petit déjeuner, un repas complet et équilibré par jour, puis renforcer l’accès aux biens et services essentiels ; Rendre obligatoire la formation jusqu’à 18 ans ; Renforcer les actions de soutient à la parentalité ; Un accompagnement obligatoire pour l’accès à un minima social ; Mettre en place un revenu universel d’activité ; Enfin, développer le pouvoir d’agir des habitants et renforcer la présence des travailleurs sociaux sur le terrain en déployant des centres sociaux dans les quartiers prioritaires.

Plus exactement, 21 mesures : 8 permettant d’investir sur les personnes et leurs compétences dès le plus jeune âge ; 6 pour les accompagner vers l’autonomie et l’emploi et 7 pour garantir un cadre collectif de solidarité.

Cette stratégie consacra plus de 2,1 milliards d’euros consacrés à l’investissement social et à la prévention de la pauvreté, plus de 2,5 milliards d’euros à l’accompagnement vers l’emploi et 3,9 pour la revalorisation de la prime d’activité ; soit un total de 8,5 milliards d’euros.

Notre objectif : l’adoption d’une loi d’émancipation sociale en 2020 avec les premiers bilans en 2021-2022.