Pour une alimentation saine et durable

Pour une alimentation saine et durable

L’Assemblée nationale a adopté en lecture définitive le 2 octobre 2018 la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable (loi EGAlim)

Bien que demeurant la première puissance agricole d’Europe, La France souffre depuis de nombreuses années d’une agriculture fragilisée, notamment par une « guerre des prix », tandis que les consommateurs expriment de leur côté des attentes légitimes pour une montée en gamme de l’alimentation tenant mieux compte des enjeux environnementaux. Dans la continuité des orientations qui se sont dégagées lors des Etats généraux de l’alimentation[1], le texte adopté apporte des avancées majeures pour améliorer l’équilibre des relations commerciales agricoles et favoriser une alimentation plus saine, sûre et durable.

Parmi les mesures clés :

Equilibre des relations commerciales agricoles

  • Inversion de la construction du prix payé aux agriculteurs qui s’appuiera désormais sur les coûts de productions des producteurs
  • La confiance aux filières, les organisations interprofessionnelles pourront élaborer et formuler des indicateurs pris en compte dans la détermination du prix, afin de fournir un appui aux producteurs et aux organisations de producteurs.
  • La lutte contre les prix abusivement bas, avec l’introduction d’une expérimentation pour deux ans pour le relèvement du seuil de revente à perte à 10% et encadrement en valeur et en volume des promotions pratiquées sur les denrées alimentaires.

Accès à une alimentation saine et durable

  • Produits locaux et bio dans la restauration collective. Objectif de 50% de produits locaux dont 20% de produits bio d’ici 2022
  • Interdiction de contenants plastiques de cuisson, réchauffe et service en plastique dans la restauration collective d’ici 2025
  • Encadrement strict de l’usage de produits phytopharmaceutiques, avec, entre autres, l’interdiction des remises, rabais et ristournes, ainsi que la séparation des activités de vente et de conseil qui devra être indépendante de l’industrie des produits phytopharmaceutiques.

La loi renforce aussi considérablement la prise en compte du bien-être animal, avec, notamment :

  • L’Expérimentation de la vidéosurveillance dans les abattoirs sur la base du volontariat ;
  • L’interdiction de nouvelles installations de poules en cage ;
  • L’Extension du champ d’application du délit de maltraitance et le doublement des sanctions encourues en cas de mauvais traitement sur les animaux.

 

Dans le prolongement de la loi…

Dans le prolongement de la loi et à l’occasion de la semaine du goût (8-14 octobre 2018), Florence Granjus s’associera à la démarche collective des députés LaREM qui effectueront des visites simultanées de services de restauration collective scolaire de leur circonscription le vendredi 12 octobre 2018. L’objectif est de promouvoir une alimentation saine et durable dans le cadre de la semaine du goût.

 

[1] https://www.egalimentation.gouv.fr/