Mercredi 9 octobre : lancement d’une vaste            « consultation citoyenne ».

Mercredi 9 octobre : lancement d’une vaste « consultation citoyenne ».

Promesse d’Emmanuel Macron pour lutter contre la pauvreté, le Revenu Universel d’Activité (RUA) est un projet piloté par Christelle Dubos, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre de la Solidarité et de la Santé.

Le Revenu Universel d’Activité prévoit de réunir dans une allocation unique le RSA, les aides au logement, la prime d’activité voire l’allocation adulte handicapé et le minimum vieillesse.

La consultation citoyenne comprendra trois volets :

Une plateforme en ligne inaugurée aujourd’hui, ouverte à tous, non-stop, jusqu’au 20 novembre : chacun peut donner son avis sur ce que devra être ce futur Revenu Universel d’Activité. https://www.consultation-rua.gouv.fr/

Olivier Noblecourt, délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté, est chargé d’organiser cette consultation à grande échelle dont la restitution est prévue en janvier prochain.

six « ateliers citoyens » en région, rassembleront chacun une centaine de personnes, dont beaucoup de bénéficiaires des minima sociaux le :

  • 14 octobre à Bordeaux,
  • 6 novembre à Roubaix,
  • 15 novembre à Saint-Etienne,
  • 19 novembre à Besançon,
  • 26 novembre à Chartres
  • 2 décembre à Avignon.

En janvier, un « jury représentatif » de la population, constitué d’une quinzaine de personnes représentatives de la diversité de la population, sera consulté sur d’ultimes points, en toute indépendance et transparence.

Un rapport sur cette consultation sera rendu en janvier 2020

Une proposition de loi sera présentée courant 2020 et le gouvernement souhaite pouvoir effectuer le versement des premiers RUA en 2022 ou, au plus tard, 2023.

Ce projet d’allocation unique va plus loin qu’un simple revenu universel car il vise à simplifier et à fusionner une partie des dix minima sociaux existants.

À terme, il devrait concerner près de neuf millions de Français parmi les plus modestes et fragiles. Des Français qui, souvent, ne réclament même pas les aides auxquelles ils ont pourtant droit, à l’instar du RSA que sollicitent 66 % seulement des bénéficiaires potentiels.