Les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat accueillis à l’Elysée.

Les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat accueillis à l’Elysée.

150 Français ont été tirés au sort l’année dernière afin de travailler collectivement sur un panel de 149 mesures innovantes en faveur du climat. Ces propositions sont le fruit de neuf mois de travaux menés d’arrache-pied. Les conclusions de la Convention citoyenne pour le climat traduisent l’engagement des citoyens pour agir concrètement face à l’urgence écologique.

Ces mesures, adoptées ce weekend lors de la Convention citoyenne pour le climat, sont axées autour d’un objectif principal : permettre la réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Un rapport a été rendu à Madame la Ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth Borne à cette occasion.

Hier, le Président de la République a reçu à l’Elysée les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat afin de faire le point sur les propositions soumises le 21 juin dernier.

Le Président de la République Emmanuel Macron a précisé 4 grands principes : le placement de l’écologie au cœur du projet économique, la conciliation entre justice sociale et transition écologique, la réussite dans l’aménagement de notre territoire et la responsabilisation de chacun. Dans ce cadre, le Président de la République a rejeté 3 propositions :

  • La taxe de 4% sur les dividendes afin de ne pas freiner les investissements.
  • La réduction de la vitesse sur autoroute à 110km/h.
  • La réécriture du préambule de la Constitution afin d’inscrire la protection de l’environnement car celle-ci ne peut se placer au-dessus des libertés publiques.

La modification du premier article de la Constitution afin de mieux responsabiliser la France en matière environnementale pourra être soumis au référendum ultérieurement. De plus, l’Etat apportera son aide à hauteur de 15 milliards d’euros pour la conversion écologique de l’économie française.

Les propositions seront étudiées d’une part en Conseil de défense écologique au cours du mois de juillet et d’autre part par le Parlement au mois de septembre.

Sur le plan local, le Gouvernement réunira les associations d’élus afin de discuter de la mise en œuvre des propositions concernant les collectivités territoriales.

Sur le plan international et européen, l’écologie continuera d’être placée au cœur des négociations. Pour cette raison, diverses décisions ont été prises :

  • Arrêt des négociations avec le marché commun du Sud (MERCOSUR).
  • Mise en place des investissements massifs au nom de la transition écologique pour le prochain budget de la politique agricole commune (PAC).
  • Possibilité d’évolutions concernant les négociations pour l’accord économique et commercial global (CETA) avec le Canada à travers un travail d’amélioration au sujet de sa conformité avec l’accord de Paris.

Enfin, Emmanuel Macron portera sur la scène internationale au nom de la France l’inscription de la notion de crime d’écocide dans le droit international.