Le plan de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants

Le plan de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants

En 2018, plus de 52.000 enfants ont été victimes de violences, de mauvais traitements ou d’abandons. Ces violences sont insuffisamment dénoncées et connues.

Les violences sur ces enfants nous scandalisent et sont inacceptables, sans compter qu’elles ont une incidence sur les victimes tout au long de leur vie. Ces violences constituent un problème de santé publique et de droit humain.

Monsieur le Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des Solidarités et de la Santé, Adrien Taquet, a annoncé à l’occasion des 30 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant, la mise en place d’un plan de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants, qui suit et élargit le champ du premier plan Gouvernemental 2017-2019. Ce plan se présente sous la forme de 22 mesures sur les 5 axes suivants :

  • La sensibilisation et l’information:

Travailler avec les associations et en renforçant la prévention en sensibilisant les parents et les écoles.

  • La prise de parole et le signalement:

Renforcer les moyens du 119 par les effectifs, un tchat en ligne et une campagne télévisuelle annuelle. Installer des équipes référentes en pédiatrie pour améliorer le repérage et la prise en charge des victimes.

Augmenter le nombre d’unités d’accueil et d’écoute pédiatriques spécialisées, ainsi que le nombre d’auditions filmées des victimes.

  • La protection au quotidien:

Lancer un audit afin de définir un plan d’action pour garantir la consultation du Fichier Judiciaire Automatisé des Auteurs d’Infractions Sexuelles ou Violentes. Vérifier en amont, que les personnes travaillant au contact des mineurs, et y inscrire les individus condamnés pour toute infraction en rapport avec la pédopornographie.

Rendant obligatoire les outils de lutte contre la maltraitance dans les établissements scolaires. Expertiser l’installation par défaut du contrôle parental contre l’exposition à la pornographie.

  • L’accompagnement des victimes:

Evaluer le traumatisme psychologique et physique pour prescrire un parcours de soins adaptés. Créer 5 centres régionaux dédiés à la prise en charge du psycho-traumatisme. Installer des comités locaux d’aide aux victimes dans chaque département.

  • La prévention des violences et de la récidive:

Expérimenter un numéro unique d’écoute et d’orientation à destination des personnes attirées sexuellement par les enfants.