Hébergement d’urgence, dispositif renforcé

Hébergement d’urgence, dispositif renforcé

La trêve hivernale a débuté jeudi 1er novembre et la baisse des températures a déjà commencé dans certains départements.

Sans attendre la baisse des températures, j’ai souhaité ouvrir un nombre de places encore jamais atteint avant la période hivernale, anticipant ainsi toutes les situations, y compris le plan grand froid. (Michel Cadot, préfet de la région d’Île-de-France)

L’hébergement des plus démunis nécessite une mobilisation de tous, Etat, associations, collectivités territoriales. Le Ministère de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales a demandé à tous les ministères d’identifier des sites mobilisables pour l’hébergement d’urgence.
 

Mettre à l’abri les personnes les plus démunies

Afin de s’assurer que les sans-abri exposés au froid soient informés de la possibilité d’être mis à l’abri en centre d’hébergement d’urgence, l’Etat avec un réseau d’associations partenaires
conduit une politique proactive de repérage des personnes en difficulté. Chaque jour et chaque soir, bénévoles et professionnels réalisent des maraudes afin d’offrir aux sans-abri des biens de
première nécessité (vêtements, nourriture) et de leur proposer de dormir au chaud, dans un centre d’hébergement d’urgence.

L’importance de ces maraudes est cruciale en période hivernale. La région Île-de-France a décidé d’allouer davantage de moyens matériels et humains. Cet hiver, ce sont des places, des
personnels et des véhicules en plus grand nombre qui seront mobilisés pour accompagner les personnes les plus démunies.

 

Une mobilisation hivernale d’un niveau sans précédent de plus de 7 000 places d’hébergement en Ile-de-France

En plus des 105 000 places d’hébergement d’urgence financées par l’Etat, mobilisées toute l’année, le préfet de la région d’Île-de-France ouvrira plus de 7 000 places durant la période hivernale – 5 751 places actuellement identifiées au 1er novembre 2018.

 

Les centres d’hébergement

Les centres d’hébergement d’urgence, ouverts en hiver, ont pour vocation de mettre à l’abri les personnes les plus démunies et de les accompagner plus spécifiquement vers l’insertion sociale.
Au-delà de l’accueil et de l’hébergement, il est demandé aux associations gestionnaires de réaliser un premier diagnostic social des personnes à l’entrée dans la structure, de s’assurer de l’ouverture des droits auxquels elles peuvent prétendre, de réaliser ou de mettre à jour une évaluation sociale pour toute personne qui le souhaite au plus tard un mois après l’accueil de la personne dans un dispositif hivernal.

Afin de pouvoir continuellement affiner son dispositif de prise en charge des personnes sans abri, l’Etat a élaboré un indicateur précis des demandes non pourvues (DNP) par les services du 115.
Cet indicateur comptabilise toutes les demandes non pourvues à compter de 19h chaque soir : il s’agit du moment où les personnes ayant recherché un hébergement durant la journée, se manifestent moment où, le plus souvent, les personnes sans solution d’hébergement contactent d’urgence le 115.


 

En résumé

Le Président de la République a fixé un cap clair : qu’une solution adaptée soit trouvée pour tout le monde.

  • Jamais un gouvernement n’a fait autant d’efforts pour l’hébergement d’urgence. Le budget de l’Etat pour l’hébergement d’urgence s’élève à 2 milliards d’euros.
  • L’Etat finance 136 000 places pérennes ouvertes tous les jours, soit 5000 de plus qu’il y a un an.
  • En plus des 136 000 places pérennes, nous allons ouvrir en moyenne 14 000 places supplémentaires pendant l’hiver, dont 3000 à Paris.
  • Dès le 1er novembre, 1 040 places supplémentaires ouvriront en Ile-de-France pour faire face à la baisse des températures.